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Mon 1er dossard (ou presque)

Ça m'a pris du temps de remettre un "vrai" dossard (dans une course avec un classement), beaucoup plus que je ne le pensais. Il y a certes eu divers aléas de la vie, dont une grosse crève avec de la fièvre qui m'a laissée hors-service, mais pas seulement. La reprise a été beaucoup plus longue et lente que je ne l'avais imaginé. Les progrès se sont fait attendre. Insidieusement, le manque de confiance avait fait son trou. Avec lui, son jumeau, le manque d'envie.Alors j'ai repris le chemin du stade et j'ai repris mes gammes. Je me suis inscrite à une corrida, un format court que je n'aime pas d'habitude, pour me lancer un défi et de me sortir de ma routine. Et bim, un proche à l'hôpital, un dos qui se bloque... pas pu m'aligner.Il y a eu une fin d'année chargée, la grippe... Et il a fallu tout recommencer. Quelque chose a changé, pourtant: oui, j'ai toujours une foulée saccadée, non, je n'ai pas retrouvé la forme... Mais j…

Bonne année et coup d'oeil dans le rétro

Pour la nouvelle année, je m'offre un regard sur celle écoulée, au lieu de sauter comme un petit chien fou sur mon prochain défi. Et ça me fait du bien! Car 2017 a certes été une année pas toute simple,  mais elle me remplit aussi de fierté.Après un moche coup sur la cafetière, fin 2016, j'ai repris la course en février 2017 alors que je ne tenais pas encore tout-à-fait debout (qui a dit qu'il fallait toujours faire les choses dans l'ordre?). Trois mois plus tard, je franchissais la ligne d'arrivée du Marathon de Genève, mon 7e... Et mon 1er de cette vie d'après. Temps fort!Un mois plus tard, je passais sur le billard pour me faire raccommoder des trucs et des machins au rayon orthopédique. Cela m'a permis de passer quasiment tout mon été à vélo et de faire de belles virées... Fallait juste faire gaffe au pied plâtré. Une expérience inédite!L'automne a été un peu bousculé, sans dossard de course à pied. Mais j'ai pu revenir marcher, puis courir, sur…

Courir en hiver, c'est super

Longtemps, j'ai fait partie de ces cohortes de coureurs qu'on voit fleurir à la fin du mois de mars comme une génération spontanée. Passées les courses du marathon de Lausanne, à la fin du mois d'octobre, mes runnings entraient en hibernation (et moi aussi).M'inscrire dans un club m'a permis de sortir peu à peu de cette léthargie hivernale. J'ai aussi investi dans les vêtements techniques nécessaires à la pratique de mon sport favori. Préparer mon premier marathon de printemps, il y a quelques années, a définitivement achevé de me faire aimer la course en hiver. Et, cadeau bonus, j'ai découvert que mon équipement hivernal de course était parfait pour le ski de fond que je pratique aussi. Voici dix raisons de chausser ses runnings lorsque les jours raccourcissent et le thermomètre chute:1) Bouger, ça réchauffe et ça fait circuler le sang. Je ne vais quand même pas passer quatre mois assise/debout/couchée sous prétexte qu'il fait froid dehors?2) Courir au…

Courir, un espace de liberté

C'est vrai, on va vers l'hiver. Les jours ont raccourci, je ne peux plus me passer de la lampe frontale et bientôt des gants. Mais est-ce là le plus important? Va-t-on reprocher aux saisons de suivre leur cycle? Certes, moi aussi, je préfère courir de jour, par une belle lumière. Moi non plus, je n'aime pas les trottoirs verglacés et le vent qui traverse toutes mes couches d'habits, les lunettes opaques de buée et les tas d'habits techniques qui encombrent la machine à laver.Mais il en faut plus pour me faire renoncer à mes trois sorties hebdomadaires (parfois quatre) de course à pied. Parce que courir, c'est mon moment à moi, mon espace de liberté. Sans téléphone, sans musique, avec l'entraînement que j'ai décidé de suivre.La course à pied, c'est ce truc simplissime que tu peux faire à n'importe quelle heure du jour et de la nuit, en sortant de chez de toi, pour la durée qui te convient.J'espérais pouvoir recommencer a m'entraîner une f…

Sur les chemins de terre

J'ai longtemps eu un chemin fétiche. Débutant en ville, à la montée, il laissait bien vite de côté le bitume et les pavés pour revêtir des atours pus forestiers. Hésitant entre ville et campagne, et forêt, il passait tour à tour du goudron à la terre, voire à une bonne boue qui colle, avant de prendre définitivement la clé des champs et l'air de la forêt. J'ai commencé par de petits circuits, puis par m'aventurer de plus en plus loin. Quand c'était la saison, il m'est arrivé d'y trouver des champis. Mon chemin préféré m'a servi pour de petits footings à l'aube et à la frontale, des séries de montées et de descentes, comme pour de grandes sorties en rando-course, voire en ballade avec mon compagnon ou des amis. C'est non loin de là aussi que je me suis pété deux ligaments.

Interdite de racines, de dévers et de terrain instable, j'ai rompu avec mon chemin, du moins avec ses parties les plus techniques. La rupture a duré, quoi, un an et demi? E…

Tu sais que c'est la reprise quand...

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1) Les kilomètres courus sont 2 fois plus longs que ceux dans ton souvenir, il y a quelques mois2) Ta montre déconne: voilà une heure que tu cours et elle t'indique 3 minutes 423)  Tu as oublié tes poumons au bas de la côte que tu viens de grimper (comment ça, c'est un faux-plat montant?)4) C'est quoi ces douleurs dans les muscles, dans les tendons, dans les ligaments et tout partout?5) Jour après jour, tu n'es qu'une gigantesque courbature6) Ton capteur de vitesse déconne: quand tu donnes tout ce que tu as, il t'indique ton allure marathon7) Tes t-shirts et tes shorts ont profité de ce long séjour dans l'armoire pour rétrécir8) Tu te rappelles quand tu parlais de "courir pour le plaisir" et que ça te paraît une vue de l'esprit9) Tu dois avoir un tempo trop rapide. Le problème c'est que si tu ralentis encore, tu t'arrêtes 10) Chouette une descente. Aïe, non, ça tape de partout!11) La fierté d'avoir terminé ton entraînement, le plai…

Bouge de là

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Maintenant que me voici (presque) de retour parmi les personnes valides et bien portantes, je mesure le gouffre qui sépare les gens qui bougent de ceux qui ne bougent pas. 
Il est là, le problème: soit tu es ultratrailer, soit tu as fusionné avec ton canapé. Je caricature? À peine, si je passe en revue mon entourage, mes collègues, connaissances et familles : à ma gauche, les sportifs et sportives de haut niveau, les rapides, les triathlètes, les adeptes des longues distances et ceux qui trouvent que 3'500 m de déniv' pour une sortie à vélo, c'est juste-juste. À ma droite, l’œil goguenard de mon pote Nico qui a un frigo entier rien que pour les bières et pour qui courir 30' c'est s'infliger une torture atroce.
Et au milieu, il y a moi, qui continue de réapprendre à mes membres à se coordonner et à se renforcer. Même si j'évite de me comparer aux uns ("quels athlètes, je n'y arriverai jamais!") et aux autres ("tout ce sport que je fais! S…